Shadows Rising : critiques et avis

Salut la compagnie ! Sans vouloir faire de doublon avec le sujet qui traite des spoilers du roman, celui-ci est en priorité pour celles et ceux d’entre vous qui ont fini le roman. Comme nous sommes nombreux à ne pas être de grands fans de Christie Golden, j’aimerais savoir ce que vous avez pensé du style d’écriture de Madeleine Roux, si elle a su répondre à vos attentes ou non. Quels sont vos passages préférés, et ceux que vous avez le moins aimés ?

Pour ma part, j’ai adoré ce roman. Je n’aurais jamais cru dire ça d’un roman WoW un jour et ça me fait encore bizarre O.o Jabberjack, t’avais raison : Roux nous a compris !

J’ai trouvé le traitement des personnages juste en général. Il n’y a que Thrall qui était parfois long à la détente malgré ses années d’expérience en tant que chef de guerre que j’ai parfois eu du mal à comprendre. En particulier quand il pensait que ce que Tyrande voulait, c’était des excuses de la Horde :upside_down_face: Sérieusement, comment peut-on être déconnecté de la réalité à ce point ? Ce que Tyrande veut, c’est la tête de la Banshee, on l’a tous compris mais pas Thrall apparemment. Il se rattrape à la fin, mais c’est un faux pas qu’il aurait pu éviter à mon avis.

Le développement de Zekhan était intéressant à lire, mais j’ai quand même eu l’impression que Roux s’était plus basée sur les cinématiques dans lesquelles on le voit que sur son rôle dans l’histoire jusqu’ici. Par exemple, quand Zekhan se demande ce qu’il a fait pour mériter de devenir l’ambassadeur de la Horde à Zandalar, il se dit que la guerre l’avait amené du champs de bataille aux côtés de Saurcroc à la mak’gora devant les portes d’Orgrimmar, et que gagner les faveurs de Thrall semblait être l’accomplissement de sa vie. Pourtant, il a eu un rôle pendant la rébellion face aux loyalistes ig et ça m’aurait paru sensé qu’il le prenne en compte dans ses réflexions.

Malgré ça, j’ai beaucoup aimé le travail que Madeleine Roux a fait avec ce personnage. Certains joueurs trouvaient qu’on lui donnait trop d’importance alors qu’il n’était qu’un troll random, mais on réalise vite qu’il n’est que la victime des circonstances. Bwonsamdi se sert de lui pour protéger Talanji, et le conseil de la Horde se sert de lui pour garder un oeil sur elle. Son gain d’importance n’est pas expliqué par de vraies prouesses héroïques, mais par le fait qu’il est l’outil de personnes qui lui sont supérieures, même si ces personnes ne lui veulent pas de mal.

Bwonsamdi… Les trolls m’ont toujours laissée indifférente et leur loa de la Mort ne m’intéressait pas plus que ça. Pour moi, c’était qu’une sorte de méchant-gentil rigolo à tête de Ryuuk qui se moque de nous quand on meurt en Zandalar, mais quand on découvre que le plan de Sysy et sa clique était de le tuer, qu’il s’affaiblit et qu’il a peur qu’elle réussisse, j’ai eu de la peine pour lui. Et un peu peur aussi, comme j’avais un souvenir vraiment très vague des quelques spoilers que j’avais lus sur SL le concernant. Ce simple roman m’aura fait passer de l’indifférence à l’adoration de ce personnage.

Talanji aussi était très convaincante. Son isolement, provoqué par son rejet de la Horde et l’avancée des rebelles de la Morsure de la Veuve, dont elle prend conscience au sommet de la pyramide du Grand Sceau m’a beaucoup fait penser à Daenerys, esseulée au sommet de la grande pyramide de Meereen, qui ne savait plus comment arrêter la progression des Fils de la Harpie dans la ville. Toutes les deux, à leur manière, doivent lutter pour récupérer le trône de leurs pères ou s’en montrer dignes. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire une toute petite comparaison entre Zekhan et Jorah Mormont une fois que cette idée autour de Talanji et Daenerys s’était bien logée dans ma tête.

Alleria et Turalyon, nouveau Lord commandant de la Garde de- euh de l’Alliance. Enfin, j’ai la confirmation que les Elfes du Vide apportent une touche de subversion à l’Alliance des gentils. Et je me demande pourquoi Tyrande, qui voit Thalyssra et les Sacrenuit comme un danger, est restée silencieuse quand les Elfes du Vide ont rejoint l’Alliance (ou alors j’ai raté quelque chose). On joue avec des forces bien plus dangereuses que celles des arcanes pourtant.
C’était tellement satisfaisant de voir Alleria utiliser ses pouvoirs du Vide pour faire parler des témoins qui préféraient garder le silence pendant que Turalyon utilisait ses pouvoirs de la Lumière pour les attacher et les empêcher de fuir. Ca fait froid dans le dos. Ca fait du bien. Parce que ça vient du côté des gentils. Jaina, dégoûtée par leur tactique, et Anduin qui approuve quand même, je le répète mais ça fait du bien. Beaucoup de bien. Par contre, on voit bien qu’aucun des deux ne fait vraiment confiance à Alleria et ça ne sent pas très bon pour elle à mon avis, j’espère me tromper.

Pour rester sur ce sujet, je n’ai pas trouvé Anduin si illogique que d’autres lecteurs. On le sent désespéré, parfois en proie au doute, parce qu’il réalise petit à petit qu’il ne peut pas gouverner son royaume et diriger l’Alliance en gardant tous ses idéaux, même si ce sont ces idéaux qui avaient fini par faire changer son père. Ca le rend plus incisif dans ses paroles et radical dans ses décisions. Ca me parait assez réaliste comme développement. Tout comme Varian avait eu besoin de sa femme et de son fils pour changer, Anduin aura peut-être besoin de quelqu’un pour ne pas se perdre entre qui il est et ce que sa position exige qu’il soit. Ce quelqu’un pourrait être Taelia, l’histoire nous le dira.

Suite à ce que Tyrande dit à Shandris ig, elle retourne à Nordrassil avec cette dernière, Malfurion et Maiev et ignore tous les messages envoyés par Anduin. Sylvanas reste introuvable et il est conscient que sa tête est la condition pour ramener Tyrande et les siens dans l’Alliance et faire front commun à nouveau. On sait aussi depuis un moment qu’il en veut à Sylvanas pour la rencontre en Arathi, et je pense que la manière dont elle a tué Saurcroc, à qui il s’était allié, ne l’a pas laissé indifférent non plus. Conjugué à son échec à retenir Tyrande, ça suffit à expliquer sa haine de Sylvanas à mon avis. Cette colère ne vient pas de nulle part.

L’autre sujet qui m’avait laissée perplexe avant la sortie de ce roman, c’était l’histoire d’amour entre Mathias Shaw et Flynn Bellebrise. J’avais peur qu’elle ne paraisse pas naturelle, mais ça va finalement. Entremêlé avec tout ce qui se passe autour d’eux, ce petit développement était agréable à suivre, en tout cas pour moi. Le fait que Flynn soit quasi-constamment soûl était « moyen », mais dans l’ensemble ça allait. J’aurais bien aimé assister à leur rendez-vous à la Rose Dorée et entendre ce que Flynn pense de grand-mère Shaw.

Je n’ai rien de particulier à dire sur les autres personnages. Globalement, je me suis sentie plus proche d’eux en lisant ce roman que je ne m’y attendais. C’était une lecture que j’ai appréciée, mais maintenant j’en veux plus ! :laughing:

Ah et mon passage préféré ?

Bwonsamdi : « Regarde-nous, on forme une sacrée équipe, petit Zappy Boy »
Zekhan s’aplatit contre la porte du conseil. Instinctivement, il dirigea sa dague vers le loa face à lui, un maigre tribut de dernière minute. Il trembla… le loa des tombes venait-il de l’appeler zappy boy ? Que pouvait-il répondre à cela, en particulier à un dieu ?"

Super clin d’oeil aux joueurs, bien joué Madeleine :joy:

2 mentions « J’aime »

Je ne veux pas faire mon méchant, mais : Spoiler Shadow Rising :upside_down_face:

Je te renvoie à ma première phrase :upside_down_face:

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comme toujours min enfant :stuck_out_tongue:

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