Spoilers : Turalyon, Alleria, Arator et leur développement invisible en jeu

Etant donné que le roman “Les liens du sang” est sorti aujourd’hui en français, je ne vais pas me lancer dans une traduction détaillée de longs passages dans tous les sens. Je vous propose plutôt de revenir sur des éléments pertinents du développement de Turalyon, Alleria et Arator. Il est probable que ces éléments ne soient pas repris en jeu mais dans le doute, parlons-en quand même.

Prémice

Le premier de nos joyeux camarades que nous retrouvons est Arator, à la Chapelle de l’Espoir de Lumière. On le sent tendu pendant qu’il attend le verdict concernant sa demande d’élévation de rang au sein de la Main d’Argent. Il est déçu sans être surpris lorsque Tyrosus l’informe que sa demande a été refusée une nouvelle fois. Liadrin cherche à le réconforter et lui changer les idées en l’envoyant sur une nouvelle mission : enquêter sur des traces d’activités démoniaques près des ruines du Bastion Gangrâme à côté de Suramar. Elle ne pense pas qu’il s’agisse d’une réelle menace et encourage Arator à s’en charger afin que Thalyssra et Lor’themar puissent faire un retour positif sur lui auprès de la Main d’Argent, ce qui pourrait l’aider à progresser au sein de l’ordre.

Nous retrouvons ensuite Alleria et Turalyon, justement à Suramar sur invitation de Thalyssra et Lor’themar pour un dîner à quatre. Le but de ce dîner n’était pas uniquement de passer un bon moment entre amis, mais aussi de parler des rumeurs d’activité démoniaque dans la région et c’est à ce moment-là qu’Arator arrive. Il se met rapidement en route avec ses parents pour commencer l’enquête et le roman s’articule autour de ce mystère. Nous pouvons parler de ce mystère dans un thread à part comme certains échos sont présents en jeu, pas le temps pour l’instant.

Turalyon : père religieux psychorigide et amant trop optimiste ?

C’est une caricature assez facile à faire. Turalyon est un homme de l’Eglise très coincé, même s’il arrive à prendre sur lui pour sa compagne et son fils qu’il aime par-dessus tout. Ce roman met en avant son dilemme constant par le biais de sa relation complexe avec Arator, fils adulte qu’il n’a pas élevé et vu grandir d’un côté, et de sa partenaire solitaire qui entre et sort de sa vie comme bon lui semble de l’autre.

Amoureux du protocole, il se dit que cette mission au Bastion Gangrâme sera l’occasion de corriger les tendances à l’insubordination de son fils. Cet aspect se retrouve en jeu pendant les quêtes à Quel’thalas et l’affrontement avec Zul’jan qui mènera Turalyon à blesser Arator involontairement. Il y a plein de petites prises de tête entre les deux sur lesquelles je ne vais pas m’arrêter en détail. Ce qui est au cœur de leurs désaccords selon les réflexions d’Arator, c’est que “l’empathie de Turalyon est trop souvent éclipsée par son affinité avec les ordres et le protocole” (chp 3, pg 15). On se retrouve donc entre le papa super coincé et le fils extraverti qui craint que son vieux pète un câble chaque fois qu’il veut faire appel à ses potes pas très orthodoxes pour faire avancer leur enquête. Lorsque Arator suggère de se tourner vers Kayn Solfurie, Turalyon se retape les pires flashbacks d’Illidan explosant Xe’ra et on en apprend un peu plus sur sa perspective :

Avec le temps et après mûre réflexion, Turalyon avait fini par réaliser que la Lumière, malgré sa compassion, pouvait aussi être implacable. Même le prophète Velen, un ami proche et chef des Draeneï, l’avait informé que Xe’ra lui avait délibérément caché des choses.

Et pourtant, Turalyon restait hanté par l’idée qu’une autre solution aurait pu être trouvée et même s’il comprenait la réaction d’Illidan, il ne pouvait pas pardonner le chasseur de démons. Turalyon ne faisait pas entièrement confiance à Illidan, et il ne faisait pas non plus confiance à ceux qu’il avait façonnés pour le servir.

[…] Et son fils, intelligent, brave et au bon coeur, comptait l’un de leurs chefs parmi ses amis.

[…]

“Après… ce qu’a fait Illidan, j’ai voulu en apprendre plus sur ses subordonnés. Ils consomment un démon dans leur processus pour en devenir un” la voix de Turalyon était calme, mais uniquement par la force de sa volonté. “Ton ami te l’a-t-il dit ?” (chp 4 pg 9)

Arator lui fait remarquer que sa mère a elle aussi absorbé un pouvoir qu’elle doit constamment surveiller afin de combattre sa source, c’est la douche froide pour Turalyon. Il revient légèrement sur ses propos et décide de s’en remettre à son fils.

L’enquête avance et les mène vers un man’ari nommé Sarothar. On parlera de lui plus tard pour éviter de partir dans tous les sens. Arator suggère de demander de l’aide à ses amis démonistes pour l’invoquer et le même scénario se répète. Leur hôte dans la Faille de Scraeffroi étant Jubeka, on passe quand même un bon moment. La nostalgie de Legion rend le cadre sympa, on a même Calydus qui vient filer un coup de main pour chercher des informations sur le démon qu’ils cherchent ! Mais on arrête de rire très vite quand l’invocation de Sarothar fonctionne et qu’il attrape Arator (je visualise la scène comme ça)

Des cris de douleur et les bruits d’un combat toujours en cours s’élevaient autour de lui, mais Turalyon n’y prêta aucune attention. Il hurla sa rage, prononça des mots crus et puissants, faisant appel à la justice de la Lumière et à son pouvoir pour anéantir cette abominable créature de gangrène, noirceur et cruauté. [Il demanda à la Lumière] de l’utiliser comme bon lui semblait afin d’accomplir cette tâche.

La réponse fut immédiate. Turalyon sentit la Lumière parcourir son corps avec sa brillance et sa chaleur, l’enveloppant tout entier, prête à être déchaînée. Il demanda que justice soit faite.

Fureur.

Colère.

Le monde devint blanc. (chp 14, pg 5)

Désolée pour la dernière phrase, l’originale est “the world went white” et mon cerveau ne trouve pas d’expression française similaire. Ça signifie juste que Turalyon s’est transformé en lampadaire éblouissant et qu’il ne voyait pas ce qu’il se passait autour de lui.

Si vous avez fait les quêtes du périple d’Arator, vous devinerez sans doute que ça ressemble à ce qu’il lui est arrivé juste après avoir entendu les cris d’agonie d’Anduin Lothar. La manifestation de la Lumière de Turalyon a été tellement forte cette fois-ci qu’Alleria, qui enquêtait près du Tombeau de Sargeras, a été alertée par les cris de peur des voix du Vide. Inquiétant parce qu’elle ne les entendait plus jusqu’à cet instant précis. Elle se téléporte auprès de lui et voilà ce qu’elle pense :

Alleria avait vu Turalyon faire appel à l’aspect vengeur de la Lumière de nombreuses fois. Mais ça n’avait jamais eu cet effet-là sur lui. Turalyon était comme le soleil illuminant la terre, ou un naaru qui scintille. Ses cheveux blancs avaient la teinte d’un rayon de soleil, sa peau dorée brillait et il irradiait comme une cascade de Lumière. Et son visage… Ses si beaux traits étaient tirés dans une expression de rage pure. (chp 14, pg 8)

Alleria comprend ce qu’il se passe lorsqu’elle voit que le démon détient toujours Arator. Pour faire simple (parce que mon cerveau fatigue clairement), Turalyon fait sauter Sarothar, Alleria flippe sa race et est surprise de ne pas être morte elle aussi. Elle est complètement terrifiée la bichette mais pas de stress, y’a point s Arator est sain et sauf au milieu du cratère formé par l’explosion du démon. On stresse quand même un peu en fait parce que Turalyon est toujours possédé par le côté obscur de la Lumière. Il n’a pas l’air de remarquer que son fils est vivant et que sa compagne est à ses côtés, ni que les démonistes sont blessés et font tout pour protéger Jubeka (elle est Réprouvée…) Bon bah bichette a peut-être raison de flipper, parce que Turalyon dit :

“La Lumière a détruit un ennemi terrible ce jour. Toutes les forces du mal, tous les ennemis de la Lumière seront anéantis !” (chp 14, pg 10)

Le Vide supplie Alleria de l’arrêter mais son mec continue :

“Les ombres seront bannies, la contagion démoniaque purgée. Ceux qui s’allient avec le mal, qui osent aller à l’encontre de la bénédiction de la Lumière -”

“Turalyon !” cria Alleria en se jetant vers lui. Sa voix lui semblait si petite, fragile et inaudible après avoir entendu celle de Turalyon, rendue plus forte par le pouvoir de la Lumière.

L’être radieux tourna sa tête vers elle. Ses yeux étaient comme des lacs de lumière incandescente et son expression n’avait pas changé.

Turalyon, mon bien-aimé, qu’as-tu fait ?

“… Alleria ?” la voix n’était toujours pas vraiment la sienne, mais sa résonnance avait légèrement diminué.

“Oui mon amour, je suis là”. Elle fit un pas vers lui, mais s’arrêta lorsqu’elle vit les sourcils de Turalyon se froncer à nouveau.

“Tu es partie” grommela Turalyon. Sa colère était perceptible, mais la peine qui en était la cause l’était aussi. Alleria en fut blessée. Combien de fois l’avait-elle abandonné ? Elle en avait perdu le compte. La plupart de ses absences avaient été nécessaires, mais d’autres ne l’avaient pas été. Il ne les lui avait jamais reprochées, jamais tenté de la dissuader de partir. Il avait fallu du temps, mais il avait fini par l’accepter elle et ses choix. Du moins, c’est ce qu’elle pensait.

“Je n’aurais pas dû partir, mais je suis là maintenant”. (chp 14, pag 11)

Il redevient normal :

“Je t’avais dit que je ne t’abandonnerais jamais” dit-il en lui tendant la main.

Elle ressentit un pincement au coeur. Il l’avait abandonnée, il y a bien longtemps, quand elle avait refusé de le laisser partir au combat sans elle.

[…]

“Je n’irai nulle part sans toi” dit Alleria.

“Il avait besoin de toi. J’avais besoin de toi. Le démon a failli nous avoir” (chp 14 pg 12)

On reviendra en détail sur le reste de cette conversation pour l’analyse d’Alleria dans un autre post si vous le souhaitez. Ce qu’il faut en retenir, c’est que Turalyon reproche directement à Alleria de ne pas avoir été là pour les aider, Arator et lui. Je le souligne parce que je n’ai pas l’impression qu’il exprime souvent ce genre de sentiments, j’ai plutôt l’habitude de le voir excuser le comportement d’Alleria et il le fait beaucoup dans ce roman. Même après cet incident, il finit par s’excuser auprès d’elle :

“J’ai vu que cette créature allait fuir avec Arator. Je me suis senti tellement impuissant. J’ai essayé de le guider, de l’aider et quand il s’est retrouvé en danger pour de bon, il n’avait que moi pour le protéger. Et j’étais en train d’échouer.”

La voix de Turalyon se brisa et il baissa les yeux vers ses mains. Alleria savait qu’il ne cherchait pas à la blesser. Elle ne pensait pas qu’il se rendait compte de l’effet que ses mots auraient [sur eux]. Il se blâmait de ne pas être à la hauteur mais à travers ses mots, Alleria avait le sentiment que c’était elle qui avait échoué.

“Alors j’ai supplié la Lumière de me prendre. Je lui ai donné toute ma peur, ma colère, ma vie, si cela pouvait me permettre de sauver notre fils”.

Si je n’étais pas partie, Arator aurait eu ses deux parents pour le protéger. Tu n’aurais pas eu besoin de te sacrifier.

“Elle - J’ai… tué Sarothar sur place et après, je suis resté dans la Lumière. Je ne me rappelle pas de tout, mais je sais que tous nos problèmes et inquiétudes… les réponses paraissaient si simples. Et puis, tout d’un coup… tu étais là”. Il se tourna vers elle, les yeux pleins de larmes malgré son sourire “Tu es revenue auprès de moi”.

Mon amour, mon doux Turalyon… Avait-il souffert de la sorte chaque fois qu’elle était partie ? Il ne s’était jamais plaint, l’avait toujours laissée s’en aller quand elle le souhaitait sans le moindre reproche.” (chp 15 pg 25)

Laissez-moi sortir mon diplôme de psychologue de couple de l’Université Trust Me Bro pour valider l’analyse suivante :nerd_face: . Cette interaction entre les amants est la première fissure manifeste que l’on observe dans leur relation. On voit ensuite qu’Alleria cache ses craintes à Turalyon et que ce dernier ne les devine pas. On peut donc observer deux tendances destructrices : le manque de transparence d’Alleria qui l’isole dans la relation et laisse les problèmes pourrir jusqu’à ce qu’ils deviennent ingérables, et l’optimisme excessif de Turalyon qui l’empêche de voir que quelque chose cloche, parce que cette relation est la seule chose à laquelle il se rattache pour donner un sens à sa vie en-dehors du champ de bataille. Alleria est la seule famille qu’il ait eue pendant plus de mille ans, étant donné qu’Arator n’était pas avec eux. Ça le met dans une situation de dépendance inégale et il n’a pas l’air de s’en rendre compte. Son romantisme l’aveugle et ça impacte Alleria qui ne sait plus si son amour pour lui est suffisant pour faire taire ses doutes. Attention, je ne le blâme pas pour la manière dont Alleria réagit ; elle est responsable de ses choix. Fin de l’analyse :nerd_face:.

Turalyon demande Alleria en mariage et elle accepte, choisissant de croire en leur amour. Thalyssra est excitée comme une puce lorsque le couple annonce ses fiançailles lors d’un autre déjeuner à cinq et décide d’organiser la cérémonie pour eux. Turalyon sert la main de Lor’themar qui lui tapote l’épaule en l’appelant “petit veinard”.

Les préparatifs avancent très vite comme Thalyssra et Lor’themar sont rôdés en la matière et tout le gratin d’Azeroth est invité. Le jour j arrive et surprise pas surprise : Sarothar n’a pas mouru et est de retour pour semer la zizanie. Il avait pris l’apparence d’un garde de Suramar pour passer inaperçu, mais il se dévoile à Arator et ouvre une multitude de portails démoniaques avant qu’il ait le temps de réagir. Les invités se défendent, c’est le bazar. Alleria, Turalyon et Arator se retrouvent vite seuls face à Sarothar dans le Bastion Gangrâme à la suite d’une téléportation et le bazar continue. Alleria et Turalyon, animés par leurs émotions, n’arrivent pas à combattre leur ennemi de manière coordonnée et leurs attaques s’affaiblissent mutuellement. Arator décide de briser le moteur d’âmes dont Sarothar se sert pour ouvrir les portails depuis lesquels ses démons débarquent non-stop. Le démon crame pour de bon selon Arator et il passe un savon à ses parents.

“Ca ne devrait pas être à moi de vous le dire, mais je n’ai pas le choix. Il faut que résolviez votre problème” dit Arator d’une voix calme. “Cette… chose que vous faites. Vous vous rapprochez l’un de l’autre, puis vous vous éloignez, vous rapprochez… Vous vous isolez et vous vous convainquez vous-mêmes que c’est à chacun de vous de sauver le monde séparément. Il faut que vous arrêtiez. Parce que tant que vous ne l’aurez pas fait, tant que vous ne vous ferez pas suffisamment confiance pour pouvoir compter l’un sur l’autre, vous n’arriverez à rien. Et on sera coincés dans cette danse jusqu’à ce qu’on trébuche un jour et tout sera terminé”.

Alleria et Turalyon étaient silencieux.

“Il faut que vous appreniez une fois pour toute si vous pouvez vous aimer sans être en guerre, sans que la violence ne vous donne d’excuse pour ne pas parler des choses qui comptent. Peut-être que vous ne le pouvez pas. Peut-être que vous le pouvez et si c’est le cas, faisons-le ici et maintenant. Juste… parlez. Peu importe ce que vous avez à dire, dites-le, mais dites la vérité. Parce que je ne vous regarderai pas faire ça une nouvelle fois” (chp 20, pg 13)

Dans sa dernière phrase, je pense qu’il fait référence au combat précédent cette conversation, mais il peut aussi simplement parler de leur relation instable.

Turalyon exprime son amour pour Alleria de façon très romantique et revient sa relation avec la Lumière au cours de sa vie, j’ai la flemme de traduire ce bloc de texte pour être honnête et il ne contient rien qu’on ne savait pas déjà. Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’il aime Alleria malgré sa fusion avec le Vide parce qu’elle est toujours la femme qu’il aime et il sait qu’elle a le contrôle. Il dit aussi qu’il ne pense pas que la Lumière puisse être mauvaise, même s’il est conscient qu’il a fait peur à Alleria et Arator récemment à cause de la manière dont il s’en est servi. Il pense qu’ils peuvent mettre la Lumière et le Vide au second plan pour se concentrer sur la vie et l’amour qu’ils partagent, étant donné qu’ils ont déjà appris à le faire pour pouvoir se toucher l’un autre.

Alleria répond :

“Nous en savons beaucoup plus maintenant. Mais… les leçons que nous avons retenues sont différentes”.

“Je ne comprends pas”.

Alleria n’avait jamais voulu en arriver là, lui causer autant de peine. Mais elle l’avait fait à maintes reprises et elle savait que c’était une autre leçon à apprendre.

“Oui, nous pouvons nous battre ensemble, toi dans ta Lumière, moi dans ma noirceur. Mais nous ne pouvons pas être ensemble. Pendant longtemps, nous nous sommes… adaptés. Nous avons appris à nous toucher, à nous faire confiance”

Elle tourna son regard vers lui.

“J’ai appris à maîtriser le Vide. Ma relation avec le Vide a changé drastiquement et maintenant, la tienne aussi. Tu avais peur pour moi… puis de moi. Et je le comprends”.

[…]

“Je ne sais pas ce que tu as vu, ni ce qui t’a été révélé. Mais dans la Faille de
Scareffroi, avec Sarothar… Quand tu as fait appel à la Lumière, tu as vu comme étant simple une chose qui ne l’est pas. Le monde n’est pas divisé d’une manière aussi précise. Il y a eu un moment où j’ai cru… que mon Turalyon ne reviendrait pas”.

Elle serra sa main en entrelaçant ses doigts avec les siens. Serait-ce la dernière fois ? Elle l’ignorait.

[…]

“Mon amour, il y a de la terreur dans cette facette de la Lumière. On ne peut pas faire la paix avec la peur. L’amour et la peur ne peuvent pas coexister, la Lumière et le Vide non plus. Je t’aime, Turalyon. Vraiment. Nous voulons peut-être désespérément être ensemble, rester amoureux, mais il y a des forces qui font partie de nous et qui nous éloignerons toujours l’un de l’autre. Nous en avons eu la preuve aujourd’hui”. (chp 20, pg 16)

Elle lui rend sa bague de fiançailles et s’éloigne de lui. Arator prend la parole et on reviendra dessus dans un autre post qui lui sera dédié si ça vous intéresse. Il finit par demander à Alleria de rester avec eux. Elle lui fait un petit bisou sur le front et se barre :slightly_smiling_face: .

On apprend à la fin que Turalyon, dans son optimisme à toutes épreuves, continue d’espérer qu’Alleria reviendra comme elle l’a toujours fait. Il essaie d’en convaincre Arator mais ça ne marche pas vraiment. C’est une des raisons pour lesquelles l’ambiance entre eux n’est pas terrible au début de Midnight et explique également l’absence d’Alleria. Je ne crois pas qu’ils la mentionnent quand ils se parlent en jeu, la seule fois où son nom apparaît dans les textes de Turalyon à la fin du premier chapitre de l’extension, c’est quand il arrive à Zul’aman et promet d’endiguer la menace pour elle et son peuple.

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Observation mineure isolée

La rigidité et l’implacabilité de Turalyon en termes de politique sont aussi évoquées quelques fois étant donné qu’il est toujours régent, même si Grisetête le remplace le temps de l’enquête. Lorsque Turalyon dit que ce changement momentané le soulage, Arator pense :

Turalyon était un excellent général et meneur de troupes, mais un peu trop rigide pour bien s’adapter à la nature fluide et flexible de la politique. Arator avait entendu dire que le grand exarque avait pris beaucoup de gens du peuple à rebrousse-poil et il savait que son père ne s’en réjouissait pas. Mais son roi lui avait ordonné de jouer ce rôle et le paladin était la définition même de l’obéissance. (chp 2, pg 14).

Turalyon voit la chose de cette manière :

Lorsque le roi de Hurlevent avait temporairement renoncé à son trône, son rôle est revenu à Turalyon. Anduin avait dû croire que l’un des paladins originels des Chevaliers de la Main d’Argent saurait diriger avec piété et sagesse, et Turalyon avait fait de son mieux pour se montrer digne de la confiance de son roi. En réalité, Turalyon ne pensait pas être le candidat idéal pour ce grand honneur. Rien ne l’avait préparé à faire face aux challenges uniques [qui vont de pair avec cette position]. Il est vrai qu’il venait d’une famille noble, ses parents auraient pu lui apprendre l’art de la diplomatie s’ils avaient été en vie. Mais ils sont morts lorsqu’il n’était encore qu’un nourrisson, ce qui l’avait amené à être élevé par l’Eglise. Il avait atteint l’âge adulte baigné par la lumière du soleil à travers les vitraux, sans aspiration autre que de servir la Lumière avec humilité tout en gardant ses enseignements près du cœur. Au lieu de cela, la Seconde Guerre l’avait forcé à prendre les armes et depuis cette époque, il trouvait que ses plus grandes contributions à Azeroth se faisaient sur le champ de bataille.

[…]

Il avait la chance d’être entouré d’amis et d’alliés, de nobles plus expérimentés que lui. Mais Turalyon détestait la nature imprévisible de la politique. Il préférait l’ordre de l’Eglise et la chaîne de commande martiale, lui l’orphelin qui avait été élevé au rang de héros par un coup de chance et atteint la grandeur par hasard” (chp 4, pg 1)

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Flemme de trouver une conclusion, je repasserai plus tard. En espérant que ce pavé trouve son public…

2 mentions « J’aime »

Merci beaucoup :two_hearts:

J’ai tout lu (même les refs. C’est vache le rappel d’Arcane :rofl: :sob:). Je comprends mieux du coup la psyché d’e Turalyon et j’avoue “enfin” changer d’avis sur cette grosse brute fanatique. En vérité, le seul truc que, maintenant, je lui reproche, ce n’est pas à lui personnellement mais aux scénaristes : L’avoir mis à la tête d’une unité draenei. Alors, certes, cela peut s’expliquer vu sa foi totale envers la Lumière mais… Mais. Je dois être trop touché IRL par le Whitewashing (bien que je n’en sois que témoin) pour ne pas me sentir agacé par cela.

Au final, je comprends mieux le tout. C’est Alleria le problème :clown_face:

Je déconne. Y a du pour, du contre, mais je pense qu’en l’état, c’est pas plus mal l’état de leur relation. J’ai juste peur que Turalyon ne se perde et que ça parte en vrille totale. A voir ce qu’ils leur prévoient pour la suite.

Je suis assez déçu, mais ça, c’est une habitude, c’est de devoir passer par des médias externes au jeu pour le savoir. J’tente de me convaincre en me disant que le joueur s’en fiche du lore mais… :sob:

Merci encore !!

1 mention « J’aime »

J’ai quand même pas mal l’impression qu’on va aller botter le fessier de la lumière à la fin de l’extension, ce qui ferait qu’on boss indirectement pour xal

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