[Réédition] Les Lettres de la Marche

Ce texte est une nouvelle publication d’une nouvelle que j’écrivis pour le lancement de BfA, et que je publie à nouveau alors que j’entame l’écriture d’une nouvelle sur le second “Siège” d’Orgrimmar du point de vue d’un Réprouvé, intitulée “Cendres”. C’est ce retour à l’implication dans la Fan Fiction sur Wow qui m’a amenée à vouloir publier à nouveau ce texte, perdu dans les limbes de l’Ancien Forum.
Si cela vous plaît, donnez votre avis, et profitez. Autrement, n’hésitez pas non plus à le dire.



Lettres de la Marche

Bonjour.

Je n’ai pas l’habitude d’écrire, enfin, disons que je l’ai perdue avec le temps.
Je ne sais pas vraiment quoi dire, je me sens ridicule, mais quand même au fond, ça m’aide un peu. Je vais coucher sur papier ce qu’il se passe ici, ce qu’il s’est toujours passé, et ce qu’il se passera toujours.

Je m’appelle Karl, je suis artilleur dans l’armée d’Hurlevent. Je suis assigné aux Canonnières. Mon travail consiste en fait à charger le canon, prendre la torche, attendre, attendre, attendre, et lorsque l’on me l’ordonne, je fais feu.
J’ai été mobilisé il y a un an de cela. Pour l’assaut sur le Rivage Brisé. Avant cela, je faisais partie des réserves, plus par un engouement dans ma jeunesse que par un désir réel de combattre. Dans ma vie de tous les jours, je tenais une ferme.

Ma femme, Adélaïde, et mon fils, Pierrick, m’ont regardés partir, je leur ai promis que je reviendrai. Cette promesse que font tous les pères à leur fils avant de partir en guerre. Sachant pour une bonne partie qu’ils ne l’honoreront pas.

Bon. Je suppose que je dois bien commencer. Le Rivage Brisé. C’est là que j’ai vraiment compris ce qu’était la guerre.

Ce soir là, je me trouvais, évidemment sur la canonnière. Au loin, l’on ne pouvait voir qu’un amoncellement sans fin de nuages sombres teintés d’un vert obscur.

Sur le pont, tout le monde était aux abois, je voyais le Roi à quelques dizaines de mètres de moi, je n’arrivais tout de même pas à être impressionné, j’appréhendais la bataille. Il venait de sortir de sa loge. Je comprenais tout de suite pourquoi.

Les nuages se dispersaient. Et là je la vis.
La Tombe. Une immense lumière verte semblait en surgir et crevait les cieux. C’était littéralement une « tempête » gangrenée.
La bataille allait commencer.

Je transpirais sous mon casque. Mon cœur s’était accéléré, et tambourinait dans mes tempes. La torche que je tenais vacilla sous la violence du vent et s’éteignit. Mes jambes tremblaient.

Et là je les vis enfin. D’abord, ce n’étaient que des formes incohérentes dans les cieux. Puis je discernai les ailes, et puis les griffes, et les crocs. Des chauves-souris. Des chauves-souris démoniaques.
Elles approchaient. Approchaient si vite. Si vite. J’étais terrifié. Le souffle court, je tombais presque dans un état de peur panique.

Je n’étais pas prêt.

Je reçus l’ordre d’attendre avant de tirer. Je n’avais de toute manière plus de torche, je devais en prendre une autre au milieu du pont. Je m’avançais alors, anxieux. Et la masse noire que j’avais quitté des yeux était arrivée sur nous.

En quelques secondes l’espace autour de moi rugissait, criait, griffait et mordait, une masse furieuse passa quelques centimètres au dessus de moi. Je criai et tombai à genoux. Là, je ne pourrais continuer à décrire plus longtemps, tout est flou, je me souviens des bruits des ailes, des fracas, des cris, de l’odeur du sang mêlé à l’humidité de l’air.

De brefs coups d’œils m’avaient laissés voir des Hommes avec des lacérations pire que tous ce que j’avais pus voir, pire que les grands vautours de la Marche de l’Ouest.
Il y avait un gnome dans un coin qui n’avais plus de jambes, je le voyais étouffer dans son propre sang. La chair à vif en laisser tant couler. Je me rappelle ce détail morbide, au cœur de la bataille, je m’étais demandé comment un si petit être pouvait contenir tant de sang.

C’est après ce moment de confusion intense qu’une de ces créatures de pierre démoniaque, un infernal, s’écrasa sur le moteur de la canonnière. Le son du métal déchiré, arraché, glaça mon sang. Dans ces moments, tout va si vite, c’est pire que sombrer, on a l’impression de tout vivre en une fraction de seconde. Lorsque j’y repense maintenant, je ne peux me concentrer sur aucun détail, juste moi qui rampe. Lentement ? Rapidement ? Je ne sais pas. Aucune notion du temps.

Je me remémore encore l’odeur de souffre, de feu, de fumée, de métal, l’air humide, tout cela s’est imprimé à jamais dans mon crâne. Tout comme le choc.

Oh oui ce choc. Lorsque les deux canonnières, celle de la Horde, et la notre, sont entrées en collision. Je fs, il me semble, projeté au sol violemment. Cette fois, impossible de me souvenir de quoi que ce soit. Je suis entré dans un état de peur panique.

J’arrive de nouveau à me souvenir plus ou moins précisément du moment où l’on m’a traîné hors de l’eau. Un type banal, mal rasé, en armure, le tabard du lion déchiré, trempé, le visage déformé par l’horreur, la panique et la détresse dans les yeux.

Je revois encore la canonnière anéantie sombrer dans les flots au loi, une toute petite partie était encore visible, et je ne voyais plus que la moitié de notre flotte. J’espère encore qu’ils avaient accostés sur d’autres plages.

Car oui, je fais une pause dans mon écriture, sachez que l’on ne sait toujours rien du Rivage Brisé, cela fais bien un an maintenant, et toujours aucun chiffre officiel, simplement que ce fut un désastre. Enfin, je suppose que l’on doit subir, comme l’on a toujours fais.

Pardonnez cette interruption, je reprend. Remarquez que je parle à quelqu’un, à vous…Il faut croire que j’en ai besoin, mais je n’imagine pas quelqu’un lire ça.

Bref…Bref…Oui. La plage.

A peine revenu dans la conscience, on me remettait sur pieds et l’on me donnait une épée. Une épée ! Vous savez j’étais artilleur, pas fantassin !
Je n’étais même pas censé poser pied à terre ! L’assaut était organisé par le Roi de Gilnéas en personne, Genn Grisetête. Il me laissait totalement indifférent.
C’était bien là le genre de Monarque que je ne pouvais aimer, il était là : « Pour l’Alliance ! Pour Azeroth ! Soyez des héros ! » Mais je voulais lui crier que je ne voulais pas.

Je voulais rentrer chez moi, je n’étais pas un soldat, d’autres savaient bien mieux que moi défendre ce monde. Il ne pensait qu’à sa bataille, pas à notre état. Je n’était même pas fantassin.

Cela semblait lui être bien égal, et il nous envoya tous, sans formation, dans le chaos le plus total, à la boucherie.
Il y avait des démons partout, tous plus terrifiants les uns que les autres, même eux, réputés pour leur chaos ambiant, étaient plus organisés que nous, ils avaient des lignes de défenses, une organisation construite, bref…Je me rends compte maintenant…C’est fou ce que j’ai pus remarquer de chose…Quoique, lorsque la vie est en jeu, l’Homme sait devenir le pire chasseur qui existe.

Ainsi j’étais dans ce qu’on aurais pus considérer la deuxième ligne d’une troupe chaotique de fantassins qui fonçait sur ces « gangregardes ». Ils tenaient d’immenses lances, de 3 mètres parfois, à ce que je voyais. Et le massacre commença.
Dès les premières secondes j’ai compris que nous étions là pour ramasser les dégâts et retenir la masse de démons.

Une dizaine de corps volèrent au dessus de moi, les démons empalaient la 1ère ligne. E là, j’étais exposé. J’avais devant moi cette masse immonde, ce gangregarde, on aurait pus croire à un Humain, si son visage et ses yeux n’était pas si…Démoniaque.

Dans ces moments, la violence est plus qu’un réflexe, plus qu’un instinct, toute autre chose, dans ces moments, elle fais partie de nous. D’une manière sûrement peu professionnelle, j’enfonçais la lame qui m’avait été confiée dans le poitrail exposé du démon.

J’aurais aimé faire ça en tout cas, car je fus arrêté par son poing.

Celui-ci, enfermé dans des plaques d’un acier des plus immensément solide, hérissé de pics, brisa mon arme au contact et s’écrasa dans mon torse.
Mon armure que je pensais au moins de bonne qualité se déchira comme du vieux parchemin, et rentra elle également dans ma chair. Je fus projeté de deux bons mètres et je m’évanouis.

J’ai encore aujourd’hui des traces de cette blessure, vous savez, et aucun jour ne passe sans que je n’en ressente encore les effets. Et pourtant, un simple coup de poings.

Cette bataille fut pour moi une succession de peur, de trou noir, et de douleur. Et j’ai le mérite, ou bien la malédiction d’en être revenu vivant.

Je me suis donc, pour changer, réveillé sur le navire qui me ramenait à Hurlevent. J’étais l’un des rares soldats allongés à ne pas être recouverts d’un drap blanc. Sur le pont, les gémissements étaient partout.

Des éclats de bois gisaient au sol, une lueur verdâtre émanait du trou béant qui avait remplacé une partie de la cabine du capitaine, et qui donnait désormais sur la cale.

Et autour de nous, il ne restait qu’une dizaine de navire, tous plus délabrés les uns que les autres, j’en avais vu un qui semblait même couler lentement, tant sa coque s’enfonçait dans la mer.

Enfin, le voyage dura quelques jours, sur la dizaine de blessés grave qu’il y avait sur le navire, neuf ne tinrent pas le coup. La magie démoniaque était allée jusqu’à s’enfoncer dans leur chair. Une odeur pestilentielle emplit le navire, et lorsque nous débarquâmes au port, d’aucuns purent penser que la Peste avait fais son grand retour.

Après tous ces événements, et ma convalescence, je ne pus retourner qu’une seule journée chez moi, avant de recevoir un nouvel ordre de mobilisation. Il nous restait encore une canonnière, et celle-ci partait pour Tornheim, guidée par Grisetête et sa clique de patriotes.


Au moins, je me disais alors, nous allions nous battre pour la bonne cause. Contre la Légion. Pour Azeroth.
Sur le port, à l’embarcation, alors que je m’apprêtais à prendre l’échelle et à monter, je vis sur les quais Grisetête et sa clique murmurer je ne sais quoi à l’un de ces « héros d’Azeroth », ces mercenaires sans allégeance se voyant confiés les plus grandes responsabilités grâce à leur équipement, des armes et armures magiques rares qui faisaient toute leur puissance. Malgré l’aide qu’ils apportaient depuis des années à l’Alliance et à Azeroth, je ne parvenais pas à les apprécier.

Ils me semblaient tous plus dangereux les uns que les autres, et qui plus est, ils n’aidaient clairement pas à l’avènement de la paix.
Et voir Grisetête faire des messes basses avec eux…J’avais des poils qui se hérissaient.

Enfin bon…Au moins, cette fois, nous nous battrons contre de vrais ennemis, des destructeurs. Des démons.

Nous partîmes finalement quelques heures après, en direction des Îles Brisées. En chemin, je restais dans la cale, avec l’équipage, entre cordages et matériels, je m’en souviens bien, je vous le dis, c’est à ce moment je me mis en tête d’écrire une lettre. A qui ? Sûrement à moi-même. Cette lettre que vous tenez entre vos mains.

Au bout du deuxième jour, nous montâmes sur le pont et nous préparâmes aux cris de « Terre en vue ! ».

Ces cris, furent très vite suivis d’autres.

« Ennemis en vue ! »

Imaginez ce moment. Imaginez-le. Imaginez l’incompréhension. Je cherchai quelconque lueur verdâtre au loin, ou sur les flots, je ne voyais rien ! En revanche, il y avait, voguant sur l’océan, une flotte. Une flotte réprouvée.

Je jetais un coup d’œil à Grisetête, écumant de rage sur le pont. Je n’arrivais pas à y croire. Il attaquait la Horde. La Légion était aux portes de notre monde, et il attaquait la Horde. Nous étions censés être alliés…J’étais perdu au fond de moi-même. D’aucuns disaient qu’ils avaient trahis l’Alliance en désertant au Rivage Brisé.

Mais j’ai moi-même vu ce que donnaient les combats avant même que nos troupes ne débarquent vraiment, si des dizaines de soldats se fracassaient sur les défenses démoniaques, la Horde devait subir la même chose.
Et croyez-le ou non, en cet instant, je comprenais bien plus la Horde, qui s’était repliée, voyant que la bataille était perdue, que notre Alliance, qui malgré le départ de ses alliés, s’étaient entêtées seule à vaincre un ennemi invincible.

Cette erreur coûta la vie de centaines, si ce n’est milliers de soldats, ainsi que celle du Roi, accessoirement.

Pardonnez-moi, je m’égare. Revenons en à l’assaut.
Oui…Voilà. J’étais toujours là, perché au bord de la canonnière, voyant en dessus de nous la flotte réprouvée. Et l’ordre vint. « Faites feu ! ». Malgré mon désespoir je ne pouvais rien y faire, je devais obéir, j’aurais aimé être animé comme la plupart des recrues neuves et jeune de cet engouement pour l’Alliance, j’aurais mieux tenu.

Finalement donc, je dû obéir. J’abaissais le bras, et la torche, la mèche s’embrasa, en même temps que celles de mes camarades, et le bruit assourdissant des canons résonna das nos tempes.
Les boulets partirent voler en contrebas, il me semble me souvenir que mon boulet s’était écrasé en plein cœur de l’un des navires.

Pendant quelques instant les navires continuèrent leur course, sans réaction, pendant que nous rechargions, mais très vite, des silhouettes innombrables s’agitèrent sur les galères attaquées, et en quelques secondes, une nuée de chauves-souris immenses et monstrueuses s’élevaient dans les airs.

Dans ma tête, le choc était double, les chauves-souris gangrenées de la Légion m’avaient marquées, et se faire attaquer par une nuée similaire, qui plus est surmontée de cadavres ambulants, ne me plaisait réellement pas.

Autour de moi, les « Héros » d’Azeroth s’étaient rassemblés près de Grisetête, qui riait et était pressé d’en découdre. Il ne craignait rien après tout, lui, qui avait sa petite garde rapprochée.

De mon côté, je peux vous l’assurer, l’ambiance était bien moins festive. J’abaissais une nouvelle fois la torche, et après un bruit sourd, le coup était partit. Je ne sais pas vraiment si je pus atteindre n’importe quelle cible ennemie dans ce nuage de chauves-souris mais qu’importe.

De toute manière, elles étaient au dessus de nous. Déjà, de partout, des Réprouvés atterrissaient sur le pont, et attaquaient à vue.

L’un, dont la mâchoire inférieure semblait manquer, tomba juste devant moi, se retourna, et d’un air sadique, d’après ses yeux, fonça droit sur moi.
Je reculais rapidement et dégainai mon épée à la ceinture, toujours ces épée, je déteste le corps à corps, je ne suis pas un héros, moi !

Il m’asséna un coup d’estoc, que je parais difficilement, et avant même que je n’esquisse un quelconque autre mouvement, une lueur dorée s’écrasa sur son crâne.
Un paladin de ces « Héros » arrivaient sur lui et lui trancha la gorge d’un violent coup d’épée, avant de se détourner, visiblement insatisfait de ces combats bien peu nombreux.

Et apparemment, comme je pensais, ils ne faisaient ni dans la réflexion, ni dans la dentelles, le Réprouvé cracha une sorte de bile noire sur le pont, et se mis à quatre pattes, reprenant visiblement son souffle. Je ne sais même pas s’ils ont un souffle, quand j’y pense.

Malgré la fureur des combats autour, j’ai eu un instant de contemplation. Je ne sais pas si je peux dire ça, mais vous savez, alors que je l’observais, au sol, les traits de son visage, l’expression de ses yeux jaunes et luisants.

C’était là un visage humain, grisé, détruit, mais surtout empli de souffrance.

Mais l’environnement ne laissait pas de place à autre chose et l’adrénaline revint en masse dans mes veines au moment où il fit mine de se relever. Comme d’un réflexe, je plantait alors mon épée dans son crâne, entendant l’horrible craquement du crâne qui cédait, et voyant les bulles immondes de biles et de pus sortir de ce qui devait être son cerveau.

Je repris ma lame d’une violente traction, et put voir avec horreur le liquide noirâtre et nauséabond qui la recouvrait.

Et je ne pus de toute manière savourer ma « victoire » car je sentis sous mes pieds la canonnière vaciller. Des bruits d’explosions, sourds, retentirent. Sur le pont, Gristetête était au prise d’un Mort-vivant plus… Humain que les autres, je dirais, sa peau était différente, et ses gestes plus vivants.

J’entendis au dessus du vacarme du combat le son des hélices de la canonnières ralentir ou s’arrêter, et là, sans même regarder par dessus bord, en face de moi, je vis la montagne.

La canonnière tombait, elle s’était orientée vers le sol, et beaucoup trop rapidement.
Mes jambes tremblaient, j’entendais mon cœur battre dans mes tempes, et vous savez à ce moment, je vis ma vie défiler devant mes yeux.

Un instant plus tard, tout était noir.

J’ai des bribes de souvenirs de ce moment, très vagues, j’ai, plus vite que jamais, rejoint la cale fumante, pour m’enfermer dans la pièce adjacente aux cuisines, où se trouvaient les ingrédients. J’avais repéré ici des sacs de nourritures, énormes, rembourrés. Je suppose que c’est cela en tout cas, car toujours est-il que j’ai survécu.

Comme à mon habitude, je me suis réveillé un jour entier plus tard, les survivants, comme de par hasard, les gradés en faisaient partis, avaient dressés un camp de fortune, et rassemblés les blessés. Pour une fois qu’ils s’en occupent.

Pas plus d’intérêts à rajouter, nous avons été transférés à Griseveille, un peu plus loin, où Grisetête avait ramené ses soldats Worgens, et continuait le combat contre les Réprouvés, et parfois même il combattait la Légion et ses suppôts.

Comme je n’étais plus d’utilité, j’ai été ramené de nouveau à Hurlevent. J’avais envie de crier. Tout ça pour ça. La Légion était terrible, Grisetête avait ouvert un nouveau front, et contre la Horde qui nous aidait jusqu’à lors.


J’en fis part à des camarades convalescents, et certains agréèrent, d’autre me rétorquèrent que la Horde avait toujours été une menace pour l’Alliance, et je ne sus que répondre. J’étais divisé, autant que nous l’étions entre nous.

Toute la guerre durant, pendant presque un an, nous avons été démobilisés, pour les survivants, pour les morts, ils furent oubliés.
Le Roi, le belliqueux Wrynn, bénéficia pour sa mort de la rénovation de l’ancien quartier de la Caserne, qui n’avaient pas évidemment été réparé entre temps, allez savoir, peut-être pour tous les sans abris de la ville, mais rien ne fut donné ou développé pour les morts au front. Je n’ai même pas approché cette tombe, je la trouve encore plus macabre que le Rivage qui a vu tomber Wrynn.

Allons bon, remarquez, j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir, je voulais la paix, et là, peut-être avions nous une chance, Sylvanas pourrait oublier l’incident avec Grisetête, je savais qu’Anduin Wrynn était un pacifiste, qu’il avait étudié auprès du Prophète Velen, sage guide des Draenei, l’Alliance avançait sur le chemin de la paix, comme l’avait fais la Horde après la mort de Garrosh.

La Lutte contre la Légion avait offert l’ennemi commun parfait pour rapprocher les deux factions, et j’étais sûr, et le suis toujours, que rien hormis notre histoire ne nous empêchait de vivre en paix. Le commerce pouvait aider également, j’avais pus, miraculeusement, obtenir, en une année, des informations sur les relations entre la Horde et l’Alliance, et j’appris que la forêt d’Orneval était convoitée par la Horde, qui souffrait du désert.

Je m’imaginais les plus beaux dessins, la Horde commerçant les matériaux du Sud pour les ressources du Nord.
Nos deux factions sécurisant Azeroth de concert, main dans la main. Idyllique, utopique, magnifique.

Je me suis découvert, en cette année, une passion pour le rêve. Pour l’imaginaire, loin de la guerre, et des idioties chauvines de Grisetête et sa clique de belliciste.

Dans ma ferme, j’ai pus engager quelques nouveaux assistants, camarades d’infortune comme moi, et pendant mon temps libre, j’ai commencé à rédiger, un peu de tout, je pensais surtout, un peu comme maintenant, mais aujourd’hui, je ne rêve plus, je désespère, mais…Nous allons y venir, vous verrez.

Enfin bon, je pensais, pensais, pensais encore, et remettais en cause ce que j’avais au dessus de moi, l’autorité, le Roi, les autres aussi, la Guerre, l’Alliance et la Horde et la Lumière également, bien que je n’ai jamais été très pieux.

Je réfléchissais, en fait, et je me demande vraiment si je n’étais pas le seul à le faire, de partout, sur les panneaux et dans les gazettes, ou le peu d’information sur le front, je ne voyais que des messages de soutien, ou à la Guerre, ou aux « Héros », ou bien des insultes contre la Horde.

Dans ma confortable Marche de l’Ouest, j’étais relativement en sécurité. Relativement je précise, car nous avons eu pendant plusieurs mois des vaisseaux démoniaques arpentant les cieux et relâchant leurs masses décérébrées sur notre Région. Étant démobilisé, j’étais un civil, et avait été évacué. Je ne peux donc rien vous dire de plus.

Se sentir à contre courant, et libre de la pensée de tous, c’est un sentiment merveilleux, en réalité, je m’imaginais que cela serait pire, car j’étais libre, et je le disais : je ne suis pas pour la Guerre avec la Horde, je ne suis pas pour la confrontation.

Dans la paisible Hurlevent, en réalité, il semblait que la Légion n’était jamais venue, sans la présence fort peu rassurante des Chasseurs de Démons, nous aurions même pus l’oublier.

Hormis quelques vantards qui se pavanaient sur la place Faol, devant la Cathérale, en arborant fièrement des armures d’apparat et leur cicatrice de rasage au menton, ils pipotaient tout le monde, et prétendaient revenir du front, ou parfois même d’Argus, faut croire que les gens gobaient n’importe quoi.

Enfin…Je me dois maintenant de vous raconter la dernière partie de mon histoire.

Cette partie, où je désespère.

La Guerre était finie. Véritablement. J’avais appris que Sargeras, le Titan Noir, créateur de la Légion Ardente, destructeur des Mondes, Ancien Champion des Titans, avait été vaincu. Tous ces termes bien que vagues, renforçaient le sentiment que quelque chose de Merveilleux était arrivé.

Mon espoir était à son paroxysme, après tant de guerres, et tant de pertes, la paix était arrivée.
J’avais cru jusqu’à au moins une semaine après l’annonce de la fin de la Guerre.

Une semaine. En une semaine.

Je m’en souviens comme si c’était hier, j’étais par ce main là assis paisiblement, sur une chaise, occupé à contempler le soleil se levant sur la Marche.
C’était un spectacle fantastique, promesse d’une aube nouvelle, encore, et encore, d’un renouveau. C’était beau.

La première chose que j’entendis furent les sabots sur la terre battue. Ensuite seulement, comme je n’y avais prêté guère d’attention, on me héla : « Artilleur Karl ! Le Roi Anduin Wrynn a signé les ordres de mobilisation ! Vous êtes attendus ! »

Mon sang ne fit qu’un tour, en cet instant, vous savez. Avais-je bien entendu ? Avais-je déliré ? Anduin Wrynn ? Partir en Guerre ? Cette phrase ne collait pas.

Je me retournait mais ce n’était pas un rêve que j’avais en face de moi mais bien un émissaire de l’armée d’Hurlevent, impatient, attendant ma réponse je présume, avant de devoir continuer son long travail quotidien de mobilisation. Je voyais ses yeux derrière son heaume, il savait que j’étais parti au front, il était…Gêné ? Embarrassé ? Ou attendait-il une réaction plus violente ?

Je n’ai pas sus que répondre, à part un « Merci » timidement formulé. Il me tendis vigoureusement l’ordre de mobilisation, que je saisis, puis cabra sa monture pour la faire tourner, et repartis au trot sur les routes.

Et voilà, la paix était brisée. L’ordre ne parlait pas de guerre contre la Horde, mais de mobilisation préventive en cas d’agression de la Horde au sud de Féralas. Une carte était fournie…C’était au sud de Kalimdor…Si loin.

Je pris la journée entière à crier, pleurer, faire mes adieux à ma famille, même en canonnière, le voyage durerait plusieurs semaines. Et les « mobilisations préventives » ne sentent jamais bon.

Tous les rêves que j’avais entretenus, les rêves de paix, de fraternité, les espoirs que j’avais placé en Anduin, s’étaient brisés. Il devenait comme son père, prompt à la guerre. Il suivait la même descente aux enfers que Dame Portvaillant, en honneur à un « réalisme de la paix » fantasmé.

Et c’est ainsi que j’arrivai à Hurlevent, démoralisé. La ville était en effervescence. Du matériel de construction était amené au Nord du quartier des nains, j’espère encore aujourd’hui qu’ils en ont fais de nouvelles bâtisses pour les démunis, et pour ceux qui en ont besoin.
Il y avait également, dans les rues, certains êtres étranges, sans que je sache pourquoi des Draeneis en armure dorées, aux yeux dorés, aux tatouages dorés, aux armes dorés…Enfin bref, en dorés, marchaient d’un pas nonchalant dans les rues. Il y avait également plus de Haut-Elfes que d’habitude. Je suppose que s’en étaient, je ne m’en suis pas approché, ils avaient tous un teint maladif…

La canonnière volait en stationnaire au dessus du port, comme à son habitude, je rejoins les autres matelots aux échelles et embarqua.
Nous partîmes finalement deux jours plus tard, lorsque tous furent arrivés et que la cargaison fut chargée.
Très étonnamment d’ailleurs, il fut pris bien moins de matériel qu’à l’habitude, moins de canons, moins de boulets, moins de munitions, si fait que la cale se retrouvait presque vide.

Un maigre espoir revint dans ma poitrine, peut-être que nous ne nous préparions pas à la guerre. Juste à des exercices ou à de la collecte, peut-être même du commerce sous haute surveillance avec la Horde !

Sinon, comme vous pouvez l’imaginer, le voyage fut long, ennuyeux, nous n’avons rien eu autour de nous que l’océan pendant des semaines. Je ne m’attarderai pas sur ce temps mort, après tout, je n’ai fais que rêvé pendant celui-ci, et je vous ai déjà fais part de mes rêves.

Petite touche amusante, lorsque j’y repense, je me souviens m’être forcé d’arrêter de rêvasser lorsque je me suis mis à trouver des caractéristiques attirantes chez les femelles orques. Je me suis tellement forcé à oublier cela, que j’ai finis par en être obsédé pendant plusieurs jours.
J’en rigole aujourd’hui – au fond de moi – mais à ce moment, je n’était pas bien…

Passons passons, ne nous attardons pas sur ça. Et passons au pire passage de mon histoire…Désolé je dérive mais remarquez que je parle désormais de Mon histoire, et de Vous…Comme si quelqu’un allait lire ces lettres, j’espère que non…

Bon, désolé, le pire passage. J’aurais préféré ne pas le mentionner, mais on ne peut omettre son quotidien.

Nous sommes arrivés après un voyage de plusieurs semaines, quelques jours avant déjà, nous avons repris les exercices, pour nous sortir de notre léthargie ambiante. Et nous nous sommes stabilisés au dessus d’une petite île, non habitée, sans intérêt aucun.

Nous pouvions voir à une centaines de lieues de là, une immense forme, titanesque, cyclopéenne, se dresser dans les cieux, on nous appris qu’il s’agissait là de l’arme de Sargeras, Titan Noir, qui s’était plantée dans Azeroth, et c’était ce qui avait causé le monstrueux tremblement de terre à Hurlevent et dans tous Azeroth.

Nous sommes restés là, un jour ou deux, à préparer les canons, armes, et autres, et je pensais vraiment qu’il s’agissait là d’un exercice en situation réelle, que nous n’entrions pas en guerre !

Mais lorsque les mages se mirent à tracer runes et portails sur le pont, la puce monta à l’oreille.
Et lorsque, au zénith du second jour, alors que nous déjeunions, le cor d’alarme sonna, et que la canonnière de la Horde sortit des nuages pour stationner à moins d’une lieue de nous, je compris que quelque chose de grave arrivait.

Le commandant se mis à nous parler d’Azerite, d’un minerai très important que nous devions protéger de la Horde,

Je n’en crus pas mes oreilles, nous étions là dans un but commercial ?! Nous allions affronter la Horde, tuer et mourir, pour des pierres ? Des cailloux ?
C’est sans autre information que l’on nous envoya au casse-pipe. Enfin, plus précisément, aux canons. Les portails s’activèrent, et de belliqueux « Héros » en sortirent, sertis de leur armures et armes magiques, persuadés de leur puissance.

Je n’arrivai pas à les comprendre. Je n’arrivai pas à comprendre pourquoi, après avoir combattus aux côtés de la Horde la Légion Ardente, ils venaient ici tuer leurs anciens compagnons d’armes.

Leur simple présence me fit broyer du noir, et devenir pessimiste. Ils n’étaient jamais employés pour rien, ils étaient des commandos, des forces d’infiltration, ou des troupes de choc, ils n’étaient pas fais pour être sur le champ de bataille, ils ne faisaient que foncer, cibler, tuer, partir avec leur or.

Nous n’étions pas là en exercice, nous étions là pour tuer des orcs.

Les mercenaires se tinrent prêts, en position, moi j’étais sur le côté, torche au point, nous reçûmes le premier ordre de faire feu. Ce que nous fîmes. Les canons crachèrent leur bile de feu, et les cors signèrent le début de la bataille, les mercenaires des deux camps sautèrent, parachute au dos, sur l’île et les combat débutèrent. Par manque de boulets, les tirs de canons étaient disparates, et faibles.

De toute manière nos deux canonnières étaient renforcées pareillement face aux boulets.

Les mages ramenaient du mieux qu’ils pouvaient les mercenaires blessés sur les canonnières en les téléportant, et ils étaient pris en charge par les meilleurs prêtres possibles. Imaginez si chaque soldat véritable se voyait choyé de la sorte.

Enfin bon, ces combats continuèrent jours après jours, les cales se remplissaient lentement, mais sûrement, de ce matériau étrange et luisant.

Et moi, pendant ce temps, je vous le dis, je désespérai.

A chaque jours, les blessures augmentaient, les tirs de canons étaient plus précis, et les corps commençaient à rejoindre l’Azerite dans la cale. La rage commune aux mercenaire augmentait. De plus en plus périssaient. Même ceux les plus hauts dans mon estime, qui servaient l’Alliance de cœur périssaient.

La Guerre semblait le lot d’Azeroth, et de ses populations. J’aurais tant aimé avoir la paix, littéralement. Imaginez, je vous le redis, imaginez ce monde, unis et fraternel, libre, progressant, délaissant le passé, se tournant vers l’avenir. Je ne sais pas chez les autres, mais chez moi, la propagande de l’Orc barbare et sanguinaire ne marchait plus, je savais très bien que ce n’étaient pas des bêtes, peut-être d’une culture plus tribale et martiale, mais définitivement des êtres sensés et intelligents.

Je me sentais littéralement à contre courant, je ne savais même plus pourquoi j’étais encore ici, cette guerre n’était pas pour moi, n’était pour personne, la paix était mon désir, et pourtant. J’étais ici à faire la guerre, à tuer. Mais je ne resterai pas.

Je vous le dis, aujourd’hui. Ce n’est plus le passé, j’écris sur ce parchemin ce que je pense tout de suite, ce que je compte faire à l’avenir. Mon histoire est dans le futur.

Cette nuit, je vais prendre vivres et équipement, et lâcher un canot de sauvetage. Nous sommes un peu plus bas qu’à l’habitude, et les canots ont de toute manière été conçus pour cela. Je vais ramer jusqu’aux côtes de Kalimdor, j’ai entendu dire qu’il y avait là-bas des forêts luxuriantes.

Je vais vivre en paix avec le monde, loin des guerres.
Enfin, je jetterai ces feuilles sur le sol, alors VOUS les lirez. J’ai enfin trouvé à qui je m’adresse. A vous, qui ramasserez ça, oubliez l’Alliance, forte et unie, oubliez la guerre, voyez la réalité, l’existence n’est pas faite pour cela.

Je n’ai pas de regrets, vous savez, ma famille…Comment dire, de toute manière, je ne m’entendais plus avec ma femme, et mon fils, vous allez rire, ce n’est même pas le mien, et puis, je n’ai jamais été très mariage, j’ai toujours été trop rêveur, trop libre pour ça.
Je vais vivre en Féralas, je pense, j’ai une carte après tout.

Et si j’y trouve la Horde, et bien je vivrai tout de même là-bas.

Allez, qu’importe, vous qui lisez-cela, regardez Azeroth en face, nous avons échappés de peu à la Légion, au Roi-Liche, à l’Heure du Crépuscule, à une grande Guerre, à une invasion…Inexplicable, à la Légion de nouveau, nous avons vaincus Sargeras, et nous entrerions de nouveau en Guerre ? Je ne cautionne pas cela, l’heure est à la paix et au progrès, ou d’autres ennemis viendront sur les cendres de nos armées pour détruire Azeroth, et je vous regarderai tous au loin périr dans l’Ombre et la Flamme, je serai dans mes forêts, paisible.

Vous verrez, je vais partir, loin d’ici, à l’heure où la Bataille pour Azeroth a commencé.

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Wooow le message a lui tout seul c’est une discussion entière. :dizzy_face:

Oui je me suis rendu compte après coup que ça faisait beaucoup sur le nouveau format, sur l’ancien, j’aurai pu le séparer en divers messages mais ici, je n’ai pu le faire car l’on ne peut pas poster de réponses tant que quelqu’un d’autre n’a pas répondu, j’ai donc du caler 10 pages sur éditeur de textes dans un message unique,
Vous pouvez très clairement revendiquer un pavé césar, je vous l’avoue ^^’

Bonjour Ammann, je viens de lire ton récit. J’étais intrigué au début par certaines présentations un peu discutables (la façon dont Glenn est décrit par exemple) mais j’ai progressivement compris que ce Karl qui écrit la lettre, eh bien en effet il ne va pas bien du tout : il voit le mal partout chez ses supérieurs, il a peur, il est même un peu de mauvaise foi sur certains sujets, en bref il est très humain. C’est une réussite, de ce point de vue. Mine de rien, quand nous, écrivains, nous voulons raconter une certaine période de l’histoire d’Azeroth, nous avons tendance à suivre le lore, et nos personnages sont toujours bien informés. Là, pour une fois, on a un personnage qui ne sait pas toujours bien ce qui se passe, qui a une vision très personnelle (un peu faussée) des choses, et qui s’en fiche, parce qu’au fond il ne veut pas participer, il s’est trouvé toutes les bonnes raisons de ne pas participer, et si on n’est pas d’accord c’est pareil. Chapeau l’artiste ! Si tu as écrit d’autres textes avec cette touche d’originalité, je les lirai avec plaisir.

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Avant toute chose, merci d’avoir lu jusqu’au bout et merci de ton commentaire !
Et oui, mon personnage est très Humain, dans le sens où je le considère pas du tout comme omniscient, il a ses propres informations, sa propre réflexion, n’a pas une vision commune de la guerre, et n’a surtout par la personnalité pour être dans la Guerre, qu’il désapprouve conséquemment, surtout pour ce qu’il juge être de la véhémence mal placée et injustifiée. Sa vision est fondamentalement pacifiste dans la pratique et sa peur de la mort et de la guerre pour une cause qu’il trouve inutile de son point de vue ; En soit, c’est donc bien un Humain !

Merci pour le retour et le compliment ! J’essaierai de finir la nouvelle sur les Réprouvés d’ici un certain temps, après je serai bien inspiré pour en faire une sur les Dieux très Anciens aha ! ^^ Merci encore !

Hello !
J’ai tout lu, et avec grand intérêt.
J’aime beaucoup, c’est une approche totalement différente et inédite qu’on a vu jusque la.
Comme l’a dit Stropovitch, c’est ce côté très humain et “simple” dénué de tout héroïsme qui rend le personnage attachant. Il voit le monde à sa hauteur, il juge ce qu’il voit avec ce qu’il sait, et il ne sait pas tout.
On était très habitué à voir “La rage me monta à la tête et je n’avais pas peur, je tua ce démon” mais là c’est totalement différent avec un homme n’ayant rien de spécifique, qui n’y arrive pas.
Et c’est ça qui change tout, il n’y arrive pas là où beaucoup exposent en plein dans la gueule la réussite de leur personnage.
Il n’arrive pas à tuer ce démon, il n’arrive pas à s’investir dans sa faction, il rêve juste.
Gros gg à toi !

Genn*
T’es prié d’écrire correctement le nom de mon Roi :expressionless:

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Aaaargh ! Merci ! C’est fou ! x)
Je meurs c’est trop x)
Tu as tout à fait saisi l’intention du personnage et sa condition qui ne lui permet pas d’être un héros, ce qu’il ne veut absolument pas d’ailleurs ! Je me demandais à quoi ressemblaient les héros qu’on était pour les plus exclus ou déviants de la société ! Et je me suis dis que l’on avait l’air d’être de sacré mercenaires, qui récupèrent un maximum de matériel pour nos bénéfices et servant le plus de monde selon les besoins, sans réelle volonté de défendre notre faction !

Et à la fin, il rêve juste. :ok_hand:

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Je mets une réponse exprès pour qu’Ammann puisse faire un nouveau post s’il a envie. C’est vraiment contraignant cette nouvelle règle du forum : sur mon thread chaque fois que je poste un nouveau chapitre je ne sais pas si je pourrai poster le suivant, il faut qu’un lecteur réagisse sinon je suis bloqué -_-.

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Super histoire :slight_smile: :+1:

Si tu as d’autres récits poste les :slight_smile:

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Merci à vous deux ! ^^ J’essaie de trouver le temps de rédiger d’autres trucs de temps à autres, mais celui-ci me manque un peu ! x)

Slt! Il vous suffis simplement de changer de perso et vous pouvez mettre d’autres pièces de puzzle! J’ai hâte de te voir poster autre chose !!!

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Vu que je suis de nouveau dans une phase un peu Wow et écriture en même temps, en dépit du fait que je sois entré dans des études supérieures qui vont prendre du temps, je me dis que comme c’est une écriture agréable et de détente qui prend assez peu de temps en elle-même, je risque de refaire quelques trucs sous peu ! ^^

… Si j’oublie pas …

Mais merci en tout cas ! ^^

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